Audience; Le Premier vice-président de la République a reçu Scott Campbell – Au cœur des échanges, la lutte contre l’impunité

Le Premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo, a reçu en audience le jeudi 19 novembre 2015, Scott Compbell, l’envoyé spécial du haut commissaire des Nations-unies aux droits de l’Homme et chef Afrique de la division des opérations sur le terrain et de la coopération technique. A la sortie de l’audience M. Scott a indiqué à la presse que les échanges étaient fructueux et ont porté sur les défis auxquels le gouvernement et le peuple burundais font face.
M. Sindimwo a indiqué que dans leur entretien les deux personnalités sont revenues sur la nécessité du retour à la paix afin de respecter les droits de l’Homme et lutter contre l’impunité qui est source d’insécurité. Il est revenu sur l’engagement du gouvernement à travailler dans la transparence, son souhait étant de voir les défenseurs des droits de l’Homme suivre de près les activités du gouvernement visant le retour de la sécurité.
Il est revenu sur le fait qu’en France, la police et l’armée se sont mises ensemble pour mettre hors d’état de nuire les terroristes qui ont attaqué le pays. « Nous aimerions que les pays soient traités de la même manière quand il s’agit des questions de sécurité. Les malfaiteurs doivent être traités de la même manière», a-t-il souligné.

Les tueries actuelles à Bujumbura sont condamnables

« Le dialogue inter burundais inclusif est au centre des questions de protection des droits de l’Homme », a dit M. Scott. Il a fait savoir que les efforts nécessaires pour agrémenter l’atmosphère dudit dialogue étaient également au cœur du débat. Les deux autorités se sont convenues sur l’importance de décourager l’utilisation de la violence comme moyen d’accéder au pouvoir.
« Il y a eu beaucoup d’attaques contre la population civile, et un grand nombre d’attaques contre les policiers, et c’est une chose que nous déplorons », a aindiqué M. Scott. Il a poursuivi en disant que s’il n’y a pas d’actes concrets pour mettre fin à ce cycle de violences le pays va dans le mauvais sens. Il a indiqué que le dialogue inter burundais est une opportunité de sortir le pays de la situation actuelle pour le mettre sur les rails. Il a rappelé que le Burundi est venu de loin et que le souhait de la communauté internationale est de voir le pays reprendre ses allures de développement et de respect des droits de l’homme.

Charles Makoto