Assemblée nationale; Séance plénière sur la situation carcérale au Burundi – Elle est à améliorer

Les députés se sont réunis en séance plénière présidée par Pascal Nyabenda, le président de l’Assemblée nationale, le jeudi 19 novembre 2015. Au cours de cette séance, les députés ont échangé sur le rapport-synthèse sur la situation carcérale au Burundi.

La Commission de la justice et des droits de la personne humaine a présenté le rapport sur la situation carcérale au Burundi. Cette commission dit que l’Assemblée nationale burundaise est attachée à la liberté de tout individu et au respect de la loi. Elle veille à ce que toute personne en détention le soit conformément aux normes nationales et internationales auxquelles le Burundi a souscrite.

C’est donc dans ce cadre que cette commission a organisé du 28 au 30 octobre 2015, une mission de travail dans tout le pays afin de se rendre compte des conditions carcérales des prisons en vue d’amener le gouvernement à respecter les normes nationales et internationales relatives aux droits des personnes en état de détention. Ce travail vise également à s’informer sur l’état d’avancement de la mesure gouvernementale pour désengorger les milieux carcéraux ; dégager des propositions pratiques pour mettre un terme aux emprisonnements préventifs prolongés ; amener le gouvernement à adopter des stratégies pratiques et rapides pour désengorger les milieux carcéraux. Il vise aussi à s’enquérir de la situation carcérale des présumés putschistes et des manifestants violents et/ou armés.

Construire des cachots pour femmes

Les autorités provinciales et communales souhaitent les moyens matériels et humains ainsi que les conditions de travail nécessaires pour accomplir leurs missions. Elles réclament la réhabilitation des cachots et la construction de ceux des femmes et des mineurs. Les autorités du ministère public déplorent le manque total de moyens de transport d’où le dépassement des délais de la garde à vue. Le carburant est aussi un défi vis-à-vis du travail des parquets. Les officiers de police judiciaire se heurtent à un manque criant de matériel de bureau, le manque de moyens de transport et autres matériels de travail. Les directeurs de prisons et les représentants des prisonniers ont eux aussi émis leurs doléances. Se basant sur les doléances de tous les intervenants, la commission a formulé les recommandations nécessaires.
Alfred Nimbona